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         <issn>1631-0683</issn>
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            <publisher-name>Elsevier</publisher-name>
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         <article-id pub-id-type="pii">S1631-0683(02)00081-7</article-id>
         <article-id pub-id-type="doi">10.1016/S1631-0683(02)00081-7</article-id>
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               <subject>Research article</subject>
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               <subject>Paléontologie générale / General Palaeontology</subject>
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            <article-title>Reconstitution du substratum jurassique-crétacé basal du domaine des Sellaoua (marge sud-téthysienne, Algérie nord-orientale) à partir des galets du bassin mio-pliocène d’Hamman N’Baïls</article-title>
            <trans-title-group xml:lang="en">
               <trans-title>Reconstitution of the Jurassic–Earliest Cretaceous substratum of the Sellaoua realm (South-Tethyan margin, northeastern Algeria) from pebbles of the Hammam N’Baïls Mio-Pliocene Basin.</trans-title>
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                  <surname>Peybernès</surname>
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                  <sup>a</sup>
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                  <surname>Chouabbi</surname>
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                  <sup>b</sup>
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                  <surname>Vila</surname>
                  <given-names>Jean-Marie</given-names>
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                  <sup>a</sup>
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                  <label>a</label> Dynamique des bassins sédimentaires, EA 3029, université Paul-Sabatier, 39, allées Jules-Guesde, 31062 Toulouse cedex 4, France</aff>
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                  <label>b</label> Département de géologie, université Badji-Mokhtar, BP 122, 23000 Annaba, Algérie</aff>
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         <volume>1</volume>
         <issue>8</issue>
         <issue-id pub-id-type="pii">S1631-0683(00)X0010-3</issue-id>
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            <date date-type="accepted" iso-8601-date="2002-11-12"/>
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            <copyright-statement>© 2002 Académie des sciences / Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS</copyright-statement>
            <copyright-year>2002</copyright-year>
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                        Full (PDF)
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         <abstract abstract-type="author">
            <p>La série mio-pliocène du bassin intramontagneux de Hammam N’Baïls (région de Guelma, Algérie du Nord-Est) correspond à une mégaséquence fluviatile, contenant des conglomérats polygéniques à galets carbonatés mésozoïques. L’inventaire et l’analyse micropaléontologique de ces galets prouvent l’existence, à la base de l’unité allochtone d’avant-pays des « écailles des Sellaoua » (Tell méridional), d’une série jurassico-berriasienne à dominante carbonatée, pour l’essentiel inconnue à l’affleurement, qui présente des affinités avec les séries nord-atlasiques algériennes à l’ouest et tunisiennes à l’est. Cette série, déposée au sud du « sillon téthysien », à valeur océanique, est l’un des rares témoins de la marge sud-téthysienne en Algérie nord-orientale à cette époque. La tectonique extensive du Miocène supérieur–Pliocène, ainsi que les mouvements halocinétiques liés aux grandes masses de Trias évaporitique, ont vraisemblablement porté en surface et exposé à l’érosion ce matériel mésozoïque de type Sellaoua, qui a pu alimenter, quasiment sur place, les conglomérats fluviatiles néogènes.</p>
         </abstract>
         <trans-abstract abstract-type="author" xml:lang="en">
            <p>The Mio-Pliocene series filling up the intermontane basin of Hammam N’Baïls (Guelma region, NE Algeria) corresponds to a fluviatile sequence beginning by polygenic conglomerates that contain several Mesozoic carbonate pebbles. The inventory and the micropalaeontological study of these pebbles attest the occurrence, at the base of the Sellaoua unit (southern Tellian foreland of Maghrebides), of a Jurassic–Berriasian carbonate-dominated series, unknown in outcrops, showing some affinities with the synchronous North-Atlasic Algerian and Tunisian ones respectively to the W-SW and to the E-NE. This series was deposited on the South-Tethyan margin, to the south of the ‘Tethyan trough’ joining the incipient Atlantic Ocean and the Ligurian Ocean. The Upper Miocene and Pliocene extensional tectonics and the halokinetic motions, induced by the presence of large Triassic evaporites masses, have probably uplifted towards the surface this Mesozoic Sellaoua-type material, which, after erosion, has supplied the herein studied fluviatile conglomerates.</p>
         </trans-abstract>
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            <unstructured-kwd-group>micropalaeontology, Jurassic–Earliest Cretaceous pebbles, Hammam N’Baïls Basin, Sellaoua unit, Algeria</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
         <kwd-group>
            <unstructured-kwd-group>micropaléontologie, Jurassique–Crétacé basal, galets, bassin d’Hammam N’Baïls, unité des Sellaoua, Algérie</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
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               <meta-name>presented</meta-name>
               <meta-value>Michel Durand-Delga</meta-value>
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      <sec>
         <label>1</label>
         <title>Introduction</title>
         <p>Si la paléogéographie de la marge sud-téthysienne d’Afrique du Nord est relativement aisée à reconstituer au Crétacé, elle se heurte, au Jurassique, à la rareté des affleurements et à l’absence de sondages profonds. C’est le cas, en Algérie nord-orientale, de l’unité des « écailles des Sellaoua », située dans la partie la plus externe de la chaîne des Maghrébides et qui s’allonge sur quelque 200 km, du méridien de Constantine à la Tunisie. La période jurassique est celle où, entre l’Europe et Afrique, un large « sillon » à valeur océanique se formait, assurant la jonction entre l’océan Atlantique médian naissant et l’océan Ligure. Alors que la marge septentrionale de ce sillon « océanique » maghrébin est aisément reconstituable dans l’actuelle « dorsale calcaire », du Maroc à la Kabylie (Djurdjura), il n’en est pas de même pour sa marge méridionale, spécialement dans le Constantinois, en grande partie masquée par les nappes telliennes <xref rid="BIB13" ref-type="bibr">〚13〛</xref> and <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>, à matériel crétacé dominant. L’analyse des galets carbonatés inclus dans les sédiments continentaux du bassin néogène post-orogénique d’Hammam N’Baïls (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>), déposés sur le Crétacé des Sellaoua <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref>, nous donne un utile jalon pour tenter de reconstituer cette marge au Jurassique.</p>
      </sec>
      <sec>
         <label>2</label>
         <title>Cadre géologique général de l’Algérie nord-orientale</title>
         <sec>
            <p>L’empilement tectonique des Maghrébides montre, du nord au sud (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1A</xref>) : (A) les nappes internes kabyles (A<sub>1</sub>, unités de socle ; A<sub>2</sub>, écailles de la « dorsale calcaire kabyle »), résultant du clivage, avant l’Aquitanien, d’une partie du domaine à croûte continentale Alkapeca, reconstitué d’Alboran à la Calabre ; (B) les nappes des flyschs, dont le matériel crétacé-paléogène a été expulsé vers le sud, avec, en plus, une unité supérieure, la « nappe numidienne », caractérisée par un flysch gréseux oligo-aquitanien, qui atteint le Burdigalien inférieur ; (C) les nappes externes telliennes, dont le matériel marneux, essentiellement crétacé et paléogène, est désolidarisé du Jurassique sous-jacent, lui-même complètement décollé de son socle anté-mésozoïque au niveau du Trias évaporitique ; (D) des unités encore plus externes et d’allochtonie notable, mais moindre, structurées au Miocène moyen, la « nappe néritique constantinoise » (D<sub>1</sub>), à matériel carbonaté épais et massif du Jurassique–Crétacé, et, plus au sud, l’unité des « écailles des Sellaoua » (D<sub>2</sub>), dont le Crétacé possède des faciès de bassin ; (E) enfin, tout au sud, la partie nord-aurésienne de l’Atlas saharien, dont le bord nord est lui aussi écaillé <xref rid="BIB13" ref-type="bibr">〚13〛</xref>. Décollée sur son Trias, elle chevauche la plate-forme saharienne vers le sud <xref rid="BIB9" ref-type="bibr">〚9〛</xref>. À l’est de Constantine, la large avancée vers le sud des nappes telliennes (« écailles » de la région de Gounod–Abdi Mabrouk) et, en superstructure, de la « nappe numidienne », arrive à masquer la nappe néritique constantinoise, qui n’apparaît plus qu’en fenêtre, notamment à la station de Nador (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1C</xref>) près de Guelma. Au sud-est de cette ville, le Crétacé marneux (avec sa couverture de Burdigalien–Langhien transgressif) des «écailles des Sellaoua », en position parautochtone, est ainsi directement surmonté par les formations crétacées–paléogènes, elles aussi à faciès de bassin, des nappes telliennes. La « nappe néritique constantinoise » disparaît ainsi à l’affleurement et ne réapparaît plus en direction de la Tunisie. Tout se passe comme si cette plate-forme mésozoïque se terminait paléogéographiquement en pointe vers le nord-est <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>, où les deux domaines tellien et des Sellaoua, dont les faciès au Crétacé sont très semblables, sont tectoniquement en superposition directe.</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec>
         <label>3</label>
         <title>Situation du secteur étudié</title>
         <sec>
            <p>Dareste de la Chavanne <xref rid="BIB5" ref-type="bibr">〚5〛</xref> and <xref rid="BIB6" ref-type="bibr">〚6〛</xref> a autrefois montré l’existence, dans le Constantinois, au sud-est de Guelma (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1B</xref>), d’un fossé à remplissage fluvio-lacustre néogène, situé au sud de la station de Nador, le « bassin d'Hammam N’Baïls ». La stratigraphie, la structure et la géométrie en ont ensuite été précisées par David <xref rid="BIB8" ref-type="bibr">〚8〛</xref>. Ce bassin figure sur les cartes géologiques au 1:200 000 <xref rid="BIB13" ref-type="bibr">〚13〛</xref> et à 1:500 000 de l’Algérie nord-orientale <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>. Un extrait simplifié de cette dernière (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1C</xref>) permet de situer le cadre structural de la région, à l’articulation entre les nappes telliennes et numidienne, au nord, et les « écailles des Sellaoua », au sud. Depuis lors, l’un de nous <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref> a cartographié en détail le bassin et a recueilli des galets carbonatés d’âges variés (notamment du Trias au Berriasien) dans les conglomérats fluviatiles polygéniques à matrice rouge <xref rid="BIB8" ref-type="bibr">〚8〛</xref> de son remplissage mio-pliocène. Nous avons spécialement étudié la longue bande de conglomérats redressés, située à la bordure sud-est du bassin entre les argiles rouges néogènes, et, à l’est, les marnes d’âge Barrémien <xref rid="BIB15" ref-type="bibr">〚15〛</xref>, elles-mêmes redressées, formant la base affleurante du Crétacé des Sellaoua. Cette bande conglomératique a été considérée comme un affleurement de Lias en place <xref rid="BIB6" ref-type="bibr">〚6〛</xref> and <xref rid="BIB7" ref-type="bibr">〚7〛</xref>, puis comme une brèche tectonique <xref rid="BIB8" ref-type="bibr">〚8〛</xref>, enfin, comme un conglomérat <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref> and <xref rid="BIB15" ref-type="bibr">〚15〛</xref>, dont l’âge restait à établir. Antérieurement tenu pour le substratum des marnes crétacées à K<sup>t</sup> Dar Amara Ben Ali <xref rid="BIB6" ref-type="bibr">〚6〛</xref>, <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref> and <xref rid="BIB15" ref-type="bibr">〚15〛</xref>, ce niveau peut se placer à la base du remplissage néogène du bassin d’Hammam N’Baïls <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Le but du présent article est de reconstituer, à partir de l’étude micropaléontologique et microfaciologique de ces galets, la partie inférieure de la série des Sellaoua, dont on ne connaissait jusqu’à présent <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref> and <xref rid="BIB15" ref-type="bibr">〚15〛</xref> que la remarquable succession marneuse crétacée (Barrémien à Sénonien) et, ponctuellement, loin à l’ouest, le témoin de calcaire dolomitique à <italic>Campbelliella striata</italic> (CAROZZI) (Jurassique supérieur) d’Aïn Arko <xref rid="BIB3" ref-type="bibr">〚3〛</xref>, <xref rid="BIB13" ref-type="bibr">〚13〛</xref> and <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>. L’halocinèse du matériel triasique et la tectonique extensive post-nappes ont permis la remontée en surface de ces terrains jurassico-crétacés, puis leur érosion et leur resédimentation dans les conglomérats mio-pliocènes, où l’on peut les étudier maintenant et tenter de reconstituer ainsi la succession anté-barrémienne du substratum du bassin néogène.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Le bassin étudié (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1</xref> and <xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>), de direction NE–SW dans sa partie méridionale et nord–sud dans sa partie septentrionale, correspond à un bassin d’effondrement limité par des failles normales et rempli, pour l’essentiel, de Mio-Pliocène continental (de bas en haut : conglomérats fluviatiles, argiles rouges et marnes à gypse de plaine d’inondation/sebkha et, enfin, calcaires lacustres). Du Trias évaporitique s’injecte dans les accidents de la bordure ouest du bassin qui recoupe les formations des « écailles des Sellaoua », constituées de Crétacé surtout marneux, sur lequel reposent en discordance des marnes gréseuses marines du Burdigalien supérieur–Langhien <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref> and <xref rid="BIB16" ref-type="bibr">〚16〛</xref>. Le Néogène continental d’Hammam N’Baïls est nettement post-nappe par rapport aux unités tectoniques telliennes (Crétacé supérieur à Éocène supérieur marins) et numidienne, charriées vers le sud. À l’intérieur du bassin d’Hammam N’Baïls, les couches mio-pliocènes, de direction NE–SW (conforme à l’allongement de la structure) et très disloquées, sont pentées, soit vers le nord-ouest (demi-graben), soit vers le sud-est, avec des pendages variés <xref rid="BIB6" ref-type="bibr">〚6〛</xref> and <xref rid="BIB8" ref-type="bibr">〚8〛</xref>, qui peuvent être relativement importants (entre 45 et 70°).</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec>
         <label>4</label>
         <title>Les galets des conglomérats mio-pliocènes</title>
         <sec>
            <label>4.1</label>
            <title>Les deux affleurements de conglomérats les plus significatifs</title>
            <sec>
               <p>Les deux affleurements de conglomérats les plus significatifs sont bien dégagés le long de talus de route : (a) d’une part, dans l’axe du bassin (site 1, <xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>) : le long affleurement (1 km) de la route reliant les villages d’Hammam-Baïls et d’Oued-Cheham (versant nord de la vallée de l’Oued El Hammam) montre des bancs décimétriques de conglomérats très fracturés, pentés à environ 45° WNW ; (b) d’autre part (site 2, <xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>), le long d’une nouvelle piste longeant la faille bordière orientale du bassin, elle-même en contrebas de l’affleurement barrémien de K<sup>t</sup> Dar Amara Ben Ali appartenant aux Sellaoua ; le pendage est à 70° WNW et leur épaisseur d’ordre pluridécamétrique. Les éléments <xref rid="BIB8" ref-type="bibr">〚8〛</xref> and <xref rid="BIB15" ref-type="bibr">〚15〛</xref>, généralement calcaires, mais aussi dolomitiques, vont du galet centi- à décimétrique au bloc plurimétrique. Les galets dolomitiques ne sont pas identifiables, mais pourraient provenir de terrains de type Aïn Arko.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec>
            <label>4.2</label>
            <title>Inventaire des galets calcaires de ces deux affleurements</title>
            <sec>
               <p>Grâce à la micropaléontologie (l’astérisque renvoie aux figurations de la <xref rid="FIG3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>), par référence notamment aux âges des foraminifères jurassiques proposés par Bassoullet <xref rid="BIB1" ref-type="bibr">〚1〛</xref> et, pour la seule marge sud-téthysienne, par Sartorio et Venturini <xref rid="BIB12" ref-type="bibr">〚12〛</xref>, ainsi qu’à nos propres standards nord-africains, notamment tunisiens <xref rid="BIB2" ref-type="bibr">〚2〛</xref>, <xref rid="BIB10" ref-type="bibr">〚10〛</xref> and <xref rid="BIB11" ref-type="bibr">〚11〛</xref>, on peut établir la succession suivante, reconstituée dans l’ordre stratigraphique : (a) <bold>Trias (Ladinien à Rhétien)</bold>, micrites à frondiculaires ; (b) <bold>Lias inférieur (Hettangien)</bold>, micrites intertidales, plus au moins microlaminées, à <italic>bird’s eyes</italic>, correspondant peut-être aux « calcaires en plaquettes » <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref> and <xref rid="BIB7" ref-type="bibr">〚7〛</xref>, datés de l’«Infralias » et souvent liés au Trias marno-gypsifère ; (c) <bold>Lias inférieur (Sinémurien–Lotharingien)</bold> : oosparites à <italic>Palaeodasycladus mediterraneus</italic> (P<sc>ia</sc>)*, <italic>Mesoendothyra croatica</italic> G<sc>usic</sc>* et <italic>Mayncina</italic> sp., calcaires bioclastiques à <italic>Involutina liassica</italic> (J<sc>ones</sc>)*, <italic>Agerina martana</italic> (F<sc>arinacci</sc>)*, <italic>Verneuilinoides mauritii</italic> (T<sc>erquem</sc>), <italic>Epistomina</italic> sp. et lenticulines ; (d) <bold>Lias moyen à supérieur</bold> ( ?), micrites à microfilaments et lenticulines, qui ont dû fournir à Dareste de la Chavanne <xref rid="BIB7" ref-type="bibr">〚7〛</xref> les macrofaunes citées plus loin ; (e) Aalénien–Bajocien, oosparites à <italic>Gutnicella cayeuxi</italic> (L<sc>ucas</sc>) ; (f) <bold>Bajocien–Bathonien</bold>, oosparites à <italic>Trocholina conica</italic> (S<sc>chlumb</sc>.)*, <italic>Mesoendothyra croatica</italic> et <italic>Thaumatoporella parvovesiculifera</italic> (R<sc>aineri</sc>), micrites et sparites à oncolithes de grande taille, <italic>Pseudocyclammina maynci</italic> H<sc>ott</sc>.* et <italic>Ammobaculites coprolithiformis</italic> (S<sc>chwager</sc>)*, intrasparites à <italic>Tr. conica</italic>, <italic>Limognella dufaurei</italic> P<sc>élissié</sc> &amp; P<sc>eyb</sc>., <italic>A. martana</italic>, spongiaires (<italic>Cladocoropsis</italic>) etc. ; (g) <bold>Callovien–Oxfordien</bold>, micrites à protoglobigérines (<italic>Globuligerina oxfordiana</italic> G<sc>rigelis</sc>*) ; (h) <bold>Kimméridgien–Tithonien</bold>, micrites rouges à radiolaires, calcaires à <italic>Audienusina fourcadei</italic> B<sc>ernier</sc>* ; (i) <bold>Berriasien moyen à supérieur</bold> : micrites pélagiques à <italic>Calpionella alpina</italic> L<sc>orenz</sc>, <italic>C</italic>. <italic>elliptica</italic> C<sc>adisch</sc>, <italic>Tintinnopsella carpathica</italic> (M<sc>urg</sc>. &amp; F<sc>il</sc>.) et <italic>Remaniella cadischiana</italic> (C<sc>olom</sc>), micrites à <italic>C. alpina</italic>, <italic>C. elliptica</italic>, <italic>T. longa</italic> C<sc>olom</sc>* et <italic>R. dadayi</italic> (K<sc>nauer</sc>), micrites à <italic>Lorenziella hungarica</italic> K<sc>nauer</sc>* et N<sc>agy</sc>, <italic>R. catalanoi</italic> P<sc>op.</sc>* et <italic>T. longa</italic> (dét. M. Durand-Delga) ; (j) <bold>Sénonien indifférencié</bold>, micrites rouges à globotruncanidés et hétérohélicidés. Il faut rappeler que Dareste avait recueilli dans ces blocs calcaires provenant apparemment du site 2 une remarquable faune du Lias moyen, présentant <xref rid="BIB7" ref-type="bibr">〚7〛</xref> le « faciès à brachiopodes » (zone à <italic>Pygope aspasia</italic>), bien connu en Sicile avec, en outre, des gastéropodes, des lamellibranches et des ammonites. Cette « association » provenant des conglomérats signe le Domérien inférieur probable, mais une révision des fossiles serait nécessaire pour voir si elle n’est pas composite.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec>
            <label>4.3</label>
            <title>Origine du matériel carbonaté resédimenté</title>
            <sec>
               <p>Dans les affleurements de type Sellaoua qui encadrent le bassin mio-pliocène d’Hammam N’Baïls, les terrains les plus anciens (en dehors du Trias) correspondent aux marnes et marno-calcaires du Barrémien <xref rid="BIB3" ref-type="bibr">〚3〛</xref> and <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>, affleurant à l’est du site 2. Quelques petites « écailles » jurassiques affleurent aussi, probablement liées à des remontées diapiriques intra-bassin. Il s’agit : (a) d’un minuscule affleurement lié à la bande triasique du Chabet Mekhloukha <xref rid="BIB7" ref-type="bibr">〚7〛</xref> and <xref rid="BIB8" ref-type="bibr">〚8〛</xref> ; (b) de calcaires dolomitiques à oncolithes, attribués au Dogger, reconnus près de l’ancienne mine d’antimoine d’Aïn Achour (site 3, <xref rid="FIG2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>), directement surmontés par le Miocène supérieur discordant. Ces calcaires renferment une association du Bajocien–Bathonien (dont <italic>P. maynci</italic>, <italic>Tr. conica</italic>, <italic>L. dufaurei</italic>, <italic>Protopeneroplis striata</italic> W<sc>eyschenk</sc>*, <italic>Salpingoporella</italic> cf. <italic>annulata</italic> C<sc>arozzi</sc> et <italic>T. parvovesiculifera</italic>), ainsi que des débris de spongiaires (<italic>Cladocoropsis</italic>), de polypiers et d’échinides. Ce faciès oncolithique du Dogger se retrouve dans les galets resédimentés au sein du Mio-Pliocène.</p>
            </sec>
         </sec>
      </sec>
      <sec>
         <label>5</label>
         <title>Conclusion</title>
         <sec>
            <p>L’étude micropaléontologique et l’inventaire des galets des conglomérats d’Hamman N’Baïls révèlent l’existence probable, à la base de l’unité allochtone d’avant-pays des Sellaoua, d’une série carbonatée jurassique et berriasienne de type plate-forme interne/externe. Celle-ci rappelle en partie les séries nord-atlasiques semblables algériennes, de la région de Batna et d’Aïn Yagout <xref rid="BIB13" ref-type="bibr">〚13〛</xref> and <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>, et tunisiennes (<xref rid="FIG4" ref-type="fig">Fig. 4</xref>), de Thuburnic et du Zaghouan, par exemple <xref rid="BIB10" ref-type="bibr">〚10〛</xref> and <xref rid="BIB11" ref-type="bibr">〚11〛</xref>, appartenant également à la marge sud-téthysienne écaillée. On notera, en particulier, le Sinémurien–Lotharinginien à <italic>P. mediterraneus</italic> et <italic>I. liassica</italic>, le Callovien–Oxfordien à protoglobigérines, le Kimméridgien à radiolaires et le Berriasien à calpionelles. Seul le Dogger, carbonaté et néritique, présente une certaine originalité, avec, par exemple, les calcaires à <italic>G. cayeuxi</italic>. Le remplissage du bassin par les conglomérats fluviatiles du Miocène supérieur s’est opéré probablement après remontée tectonique par halocinèse d’un matériel de type « Sellaoua » (inconnu à l’affleurement), érosion, puis transport de celui-ci sur une faible distance. Du Lias à <italic>P. mediterraneus</italic> et des horizons à <italic>P. striata</italic> sont ponctuellement connus à la base de la série néritique constantinoise au nord-ouest de Constantine <xref rid="BIB17" ref-type="bibr">〚17〛</xref> ; il peut donc en exister ailleurs, sous les vastes recouvrements récents. Mais une telle origine des galets impliquerait la présence – ce qui n’est pas le cas <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref> – des éléments caractéristiques de ce domaine, par exemple celle de calcaires à orbitolines, identifiés partout dans l’unité néritique constantinoise. De même, le Lias à <italic>P. mediterraneus</italic> (accompagné par des niveaux jurassiques rouges) est connu dans le domaine atlasique proche <xref rid="BIB13" ref-type="bibr">〚13〛</xref> and <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>. Une telle origine impliquerait toutefois la présence de galets gréseux éocrétacés, ce qui n’est pas non plus le cas <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref>. Il semble donc possible d’exclure une alimentation du bassin tant septentrionale (nappes telliennes, « nappe néritique constantinoise », nappe numidienne), que latérale (Atlas). Son comblement s’achèvera au Pliocène inférieur, marqué par la grande extension des faciès carbonatés lacustres.</p>
         </sec>
      </sec>
   </body>
   <back>
      <ack>
         <title>Remerciements</title>
         <p>Les auteurs remercient très sincèrement M. Durand-Delga pour ses encouragements et son aide efficace au cours de la rédaction, ainsi que Mmes M. Filhastre et P. Eichène pour la mise au net du texte et des figures.</p>
      </ack>
      <app-group>
         <app>
            <sec>
               <title>Abridged version</title>
               <sec>
                  <p>It is not easy to reconstruct the palaeogeography of the South-Tethyan margin in Northern Africa during Jurassic times, because of the rarity of outcrops and of the absence of deep bore holes. This margin partly corresponds in northeastern Algeria to the ‘Sellaoua unit’ belonging to the most external Maghrebides, cropping out from Constantine to Tunisia. During Jurassic, a wide oceanic-type trough separated Europe from Africa and linked the incipient Atlantic Ocean to the Ligurian Ocean. In order to reconstruct the corresponding South-Tethyan series of the Sellaoua unit generally masked by Tellian thrust sheets <xref rid="BIB13" ref-type="bibr">〚13〛</xref> and <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref>, we have particularly studied the carbonate pebbles, Jurassic and Berriasian in age, reworked within the fluviatile conglomerates of the Mio-Pliocene Hammam N’Baïls basin, superimposed in this area on the Sellaoua Cretaceous formations.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <label>1</label>
                  <title>Geological frame of northeastern Algeria</title>
                  <sec>
                     <p>Maghrebides result from the tectonic stacking of several main units, from north to south (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1A</xref>) : (A) the internal Kabyle thrust sheets, such as the ‘Kabyle dorsale’, coming from the partition of the Alkapeca continental crust; (B) the flysch thrust sheets, southwards-transported and consisting of Cretaceous–Palaeogene material. An upper unit, called ‘Numidian thrust sheet’ (NTS) is characterised by an Oligocene–Aquitanian sandy flysch; (C) the Tellian external thrust sheets (TTS), whose Cretaceous–Palaeogene marly material is not connected with its Jurassic substratum; (D) less allochthonous but more external units, folded during Middle Miocene: the ‘Constantinois neritic thrust sheet’ (CTS), characterised by massive Jurassic–Cretaceous limestones and, more to the south, the ‘Sellaoua slices’, where Cretaceous deposits are basinal; (E) the Saharan Atlasic range (northern Aurès), itself overthrusting the Saharan platform to the south <xref rid="BIB9" ref-type="bibr">〚9〛</xref>. In the Guelma area (east of Constantine), the TTS and the NTS almost completely mask the CTS, except in the Nador window (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1C</xref>) and this last unit does not eastwards reappear.</p>
                  </sec>
               </sec>
               <sec>
                  <label>2</label>
                  <title>Situation of the studied area</title>
                  <sec>
                     <p>To the south of the Nador window, has been described <xref rid="BIB5" ref-type="bibr">〚5〛</xref>, <xref rid="BIB6" ref-type="bibr">〚6〛</xref> and <xref rid="BIB8" ref-type="bibr">〚8〛</xref> a fluvio-lacustrine trough, Mio-Pliocene in age, called the ‘Hammam N’Baïls basin’ (<xref rid="FIG1" ref-type="fig">Fig. 1C</xref>), superimposed on the Sellaoua unit, itself composed of Cretaceous material <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref>. We have especially studied the pebbles of the fluviatile conglomerates (interbedded with red clays), cropping out to the southeast between the Neogene clays of the basin and the Barremian marls of the Sellaoua unit <xref rid="BIB15" ref-type="bibr">〚15〛</xref>. Those conglomerates have been previously interpreted as Liassic limestones <xref rid="BIB6" ref-type="bibr">〚6〛</xref> and <xref rid="BIB7" ref-type="bibr">〚7〛</xref>, tectonic breccias <xref rid="BIB8" ref-type="bibr">〚8〛</xref>, then undated sedimentary conglomerates <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref> and <xref rid="BIB15" ref-type="bibr">〚15〛</xref>. For us, they correspond to the base of the Mio-Pliocene filling of the Hammam N’Baïls basin. The topic of this paper is to reconstruct, from the micropalaeontological analysis of these pebbles, the lowermost (Jurassic–Berriasian) part of the Sellaoua series (especially in the outcrops – site 2 – surrounding this basin) only known, at present time, from Barremian. Halokinesis of Triassic evaporites and post-nappe extensional tectonics have uplifted this Jurassic–Berriasian substratum that, after erosion and redeposition within the Mio-Pliocene conglomerates, allows us to document the composition of the corresponding South-Tethyan series represented in the Sellaoua unit. The trough is regarded as a post-nappe faulted basin filled up by continental deposits such as, from bottom to top, fluviatile conglomerates, red marls/gypsums of flooding plain/sebkha and lacustrine limestones. Mio-Pliocene beds, NE–SW orientated, are generally 45° to 70° dipped.</p>
                  </sec>
               </sec>
               <sec>
                  <label>3</label>
                  <title>The pebbles of the Mio-Pliocene conglomerates</title>
                  <sec>
                     <p>The two most significant outcrops are situated: (a) along the axis of the basin, in the Oued El Hammam valley (site 1); (b) close to the eastern boundary fault of the basin (site 2), separating the Neogene from the Barremian of K<sup>t</sup> Dar Amara Ben Ali (Sellaoua). Pebbles, generally calcareous but also dolomitic, are of various sizes (from 1 cm<sup>3</sup> to several cube metres). According to <xref rid="BIB1" ref-type="bibr">〚1〛</xref>, <xref rid="BIB2" ref-type="bibr">〚2〛</xref>, <xref rid="BIB10" ref-type="bibr">〚10〛</xref> and <xref rid="BIB11" ref-type="bibr">〚11〛</xref>, the corresponding stratigraphic succession could be established as follows: (1) Triassic, <italic>Frondicularia</italic>-bearing mudstones; (2) Lower Lias (Hettangian), intertidal, <italic>fenestrae</italic>-bearing, mudstones; (3) Lower Lias (Sinemurian-Lotharingian), oolitic grainstones with <italic>Palaeodasycladus mediterraneus</italic> and <italic>Mesoendothyra croatica</italic>, bioclastic limestones with <italic>Involutina liassica</italic> and <italic>Agerina martana</italic>; (4) Middle–Upper Lias ( ?), microfilament-bearing mudstones; (5) Aalenian-Bajocian, oolitic grainstones with <italic>Gutnicella cayeuxi</italic>; (6) Bajocian–Bathonian, idem, with <italic>Tr. conica</italic>, oncolitic limestones with <italic>Pseudocyclammina maynci</italic>, grainstones with <italic>Tr. conica</italic> and <italic>Limognella dufaurei</italic>; (7) Callovian–Oxfordian, protoglobigerinid-bearing mudstones; (8) Kimmeridgian–Tithonian, radiolaria-bearing mudstones; (9) Middle–Upper Berriasian, Calpionellid-bearing pelagic mudstones; (10) Senonian, Globotruncanid-bearing red limestones. Some small « slices » of Jurassic carbonates also appear into the basin, uplifted by diapiric movements such as the Middle Jurassic oncolitic limestones of the Aïn Achour mine (site 3) which are Bajocian–Bathonian in age (<italic>P. maynci</italic>, <italic>Tr. conica</italic>, <italic>Protopeneroplis striata</italic>) and unconformably overlain by Upper Miocene. Their facies are the same than the facies of this age observed within some pebbles of the conglomerates.</p>
                  </sec>
               </sec>
               <sec>
                  <label>4</label>
                  <title>Conclusion</title>
                  <sec>
                     <p>The study of the pebbles from the Mio-Pliocene conglomerates of Hammam N’Baïls shows the composition of the Jurassic–Berriasian series of the Sellaoua unit belonging to the South-Tethyan margin. Affinities are evidenced with the synchronous successions of Northern Atlasic units from Algeria and, particularly, from Tunisia (<xref rid="FIG4" ref-type="fig">Fig. 4</xref>) <xref rid="BIB10" ref-type="bibr">〚10〛</xref> and <xref rid="BIB11" ref-type="bibr">〚11〛</xref>, which also belong to the South-Tethyan margin. Only the Middle Jurassic facies present a certain originality, particularly the <italic>Gutninella cayeuxi</italic>-bearing ones.</p>
                  </sec>
               </sec>
            </sec>
         </app>
      </app-group>
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               <article-title>Les grands Foraminifères</article-title>
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      <fig id="FIG1">
         <label>Fig. 1</label>
         <caption>
            <p>Localisation du bassin mio-pliocène d’Hammam N’Baïls. <bold>A</bold>, Coupe générale synthétique des Maghrébides situant l’unité des Sellaoua ; <bold>B</bold>, situation géographique du bassin à l’échelle de l’Algérie nord-orientale ; <bold>C</bold>, situation structurale du bassin sur un extrait simplifié de la carte géologique <xref rid="BIB14" ref-type="bibr">〚14〛</xref> ; <bold>D</bold>, coupe interprétative NW–SE du bassin (hauteurs exagérées).</p>
            <p>Location map of the Mio-Pliocene basin of Hammam N’Baïls: <bold>A</bold>, General synthetic cross-section of the Maghrebides locating the Sellaoua unit; <bold>B</bold>, Geographic situation of the basin in NE Algeria; <bold>C</bold>, Structural position of the basin on the1:500 000 geological map <xref rid="BIB15" ref-type="bibr">〚15〛</xref>; <bold>D</bold>, NW–SE interpretative cross-section of this basin (exaggerated heights).</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/fx1.jpg"/>
      </fig>
      <fig id="FIG2">
         <label>Fig. 2</label>
         <caption>
            <p>Carte géologique du bassin mio-pliocène d’Hammam N’Baïls et des unités structurales environnantes, d’après <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref>.</p>
            <p>Geological map of the Mio-Pliocene basin of Hammam N’Baïls and of the surrounding structural units, according to <xref rid="BIB4" ref-type="bibr">〚4〛</xref>.</p>
         </caption>
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      </fig>
      <fig id="FIG3">
         <label>Fig. 3</label>
         <caption>
            <p>Quelques microfossiles caractéristiques du Jurassique–Crétacé basal du bassin d’Hammam N’Baïls. Les photos n° 8 et n° 11 proviennent de l’« écaille » méso-jurassique de la mine d’Aïn Achour ; les autres correspondent aux galets des conglomérats mio-pliocènes. <bold>1</bold>–<bold>3</bold> : <italic>Involutina liassica</italic> (J<sc>ones</sc>), Sinémurien–Lotharingien, × 45 ; <bold>4</bold> et <bold>5</bold> : <italic>Agerina martana</italic> (<sc>Farinacci</sc>), Lias inférieur, × 60 ; <bold>6</bold> : <italic>Palaeodasycladus mediterraneus</italic> (P<sc>ia</sc>), Sinémurien–Lotharingien, × 25 ; <bold>7</bold> : <italic>Mesoendothyra croatica</italic> G<sc>usic</sc>, Dogger, × 40 ; <bold>8</bold> : <italic>Protopeneroplis striata</italic> W<sc>eynschenk</sc>, Dogger, × 40 ; <bold>9</bold>–<bold>11</bold> : <italic>Trocholina conica</italic> (S<sc>chlumb</sc>.), Dogger (<bold>9</bold> : × 60; <bold>10</bold> : × 45, <bold>11</bold> : × 45) ; <bold>12</bold> : <italic>Pseudocyclammina maynci</italic> H<sc>ott</sc>., Dogger, × 45 ; <bold>13</bold> : <italic>Ammobaculites coprolithiformis</italic> (S<sc>chwager</sc>), Malm, × 20 ; <bold>14</bold> : <italic>Audienusina fourcadei</italic> Bernier, Malm, × 40. <bold>15</bold> et <bold>16</bold> : <italic>Globuligerina oxfordiana</italic> G<sc>rigelis</sc>, Callovien–Oxfordien, × 80 ; <bold>17</bold> : <italic>Remaniella catalanoi</italic> P<sc>op.</sc>, Berriasien supérieur, × 80 ; <bold>18</bold> et <bold>19</bold> : <italic>Tintinnopsella longa</italic> C<sc>olom</sc>, Berriasien supérieur, × 80 ; <bold>20</bold> : <italic>Lorenziella hungarica</italic> K<sc>nauer</sc> et N<sc>agy</sc>, Berriasien supérieur, × 80.</p>
            <p>Some microfossils characterising the Jurassic–Earliest Cretaceous carbonates of the Hammam N’Baïls basin. Photographs No. 8 and No. 11 from the Mid.-Jurassic ‘slice’ of Aïn Achour mine; others from the pebbles of the Mio-Pliocene conglomerates. <bold>1</bold>–<bold>3</bold>: <italic>Involutina liassica</italic> (J<sc>ones</sc>), Sinemurian–Lotharingian, × 45; <bold>4</bold> and <bold>5</bold>: <italic>Agerina martana</italic> (F<sc>arinacci</sc>), Lower Lias, × 60; <bold>6</bold>: <italic>Palaeodasycladus mediterraneus</italic> (P<sc>ia</sc>), Sinemurian–Lotharingian, × 25; <bold>7</bold>: <italic>Mesoendothyra croatica</italic> G<sc>usic</sc>, Dogger, × 40; <bold>8</bold>: <italic>Protopeneroplis striata</italic> W<sc>eynschenk</sc>, Dogger, × 40; <bold>9</bold>–<bold>11</bold>: <italic>Trocholina conica</italic> (S<sc>chlumb</sc>.), Dogger (<bold>9</bold>: × 60; <bold>10</bold>: × 45, <bold>11</bold>: × 45); <bold>12</bold>: <italic>Pseudocyclammina maynci</italic> H<sc>ott</sc>., Dogger, × 45; <bold>13</bold>: <italic>Ammobaculites coprolithiformis</italic> (S<sc>chwager</sc>), Malm, × 20; <bold>14</bold>: <italic>Audienusina fourcadei</italic> B<sc>ernier</sc>, Malm, × 40. <bold>15</bold> and <bold>16</bold>: <italic>Globuligerina oxfordiana</italic> G<sc>rigelis</sc>, Callovian–Oxfordian, × 80; <bold>17</bold>: <italic>Remaniella catalanoi</italic> P<sc>op.</sc>, Upper Berriasian, × 80; <bold>18</bold> and <bold>19</bold>: <italic>Tintinnopsella longa</italic> C<sc>olom</sc>, Upper Berriasian, × 80; <bold>20</bold>: <italic>Lorenziella hungarica</italic> K<sc>nauer</sc> et N<sc>agy</sc>, Upper Berriasian, × 80.</p>
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      </fig>
      <fig id="FIG4">
         <label>Fig. 4</label>
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            <p>Colonnes stratigraphiques comparées (Jurassique–Berriasien) entre l’Atlas tunisien septentrional (série synthétique) et l’unité des Sellaoua (série reconstituée).</p>
            <p>Compared stratigraphic columns (Jurassic–Berriasian) between the Tunisian Northern Atlasic range (synthetic series) and the Sellaoua unit (reconstructed series).</p>
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